Ser Duncan le Grand croupit dans les geôles d’Ashford après avoir frappé un prince Targaryen. L’épisode 4 de A Knight of the Seven Kingdoms, intitulé Sept, transforme un simple coup de poing en un procès ancestral qui oppose l’honneur à la naissance. Dunk, isolé et désespéré, découvre qui se bat vraiment pour la justice. Entre trahisons, serments et un allié royal inattendu, cet épisode élève la série vers des enjeux qui rappellent pourquoi les vrais chevaliers restent rares à Westeros.
Dunk face à ses erreurs
La cellule humide et sombre devient le théâtre d’une première confrontation. Egg, désormais vêtu de soie princière, descend voir son ancien maître. Les excuses du garçon tombent à plat : Dunk se sent trahi par les mensonges sur son identité et sur les raisons de sa présence au tournoi. Le jeune prince Aegon pleure, mais le chevalier errant reste froid. Ce moment révèle la profondeur de leur lien malgré tout : Dunk ne rejette pas l’enfant, il regrette simplement que leur route se soit croisée au pire moment.
La visite de Baelor Targaryen
Le prince héritier Baelor Brise-Épée interroge Dunk sans colère. Il comprend les motivations du chevalier – défendre une innocente face à la cruauté d’Aerion – mais la loi reste inflexible. Frapper le petit-fils du roi ne s’efface pas facilement. Baelor propose une issue : réclamer le jugement par combat. Dunk accepte, prêt à prouver sa valeur sur le terrain plutôt que dans une cellule.
Aerion impose le Procès des Sept
Devant les seigneurs rassemblés, Dunk demande officiellement son droit au combat singulier. Aerion, furieux, refuse et invoque une coutume ancienne presque oubliée : le Procès des Sept. Sept champions contre sept autres. Les dieux décideront du coupable. Maekar, père d’Aerion, voit clair dans la manœuvre : son fils évite un duel direct qu’il perdrait probablement. Dunk, simple chevalier errant, doit pourtant trouver six hommes prêts à risquer leur vie pour lui. L’annonce plonge le camp dans le chaos.
La quête désespérée des alliés
Dunk passe la nuit à chercher des volontaires. Egg, revenu à ses côtés, parcourt le camp pour recruter ceux qui détestent la cruauté d’Aerion ou qui aiment le spectacle. Steffon Fossoway promet son aide et part chercher d’autres lances. Raymun, son cousin, reste fidèle. Au petit matin, cinq noms se dressent :
- Ser Lyonel Baratheon, avide de gloire
- Ser Robyn Rhysling, borgne mais vaillant
- Ser Humfrey Hardying et Ser Humfrey Beesbury, liés par le mariage et la vengeance
- Raymun Fossoway, encore écuyer mais déterminé
Un seul manque encore. Dunk croit avoir réussi… jusqu’à la trahison.
Steffon change de camp
Steffon accepte une offre d’Aerion : un titre de seigneur en échange de sa défection. Le coup est rude. Raymun, écœuré par son cousin, demande à Dunk de le faire chevalier sur-le-champ pour prendre sa place. Ser Lyonel s’en charge. Dunk se retrouve à nouveau avec six hommes, mais l’équilibre reste fragile. Aerion, lui, aligne son père Maekar, son frère Daeron, trois membres de la Garde Royale et le traître Steffon.
| Camp de Dunk | Camp d’Aerion | Enjeu principal |
|---|---|---|
| Ser Duncan le Grand, Ser Lyonel Baratheon, Ser Robyn Rhysling, Ser Humfrey Hardying, Ser Humfrey Beesbury, Ser Raymun Fossoway | Prince Aerion, Prince Maekar, Prince Daeron, Ser Steffon Fossoway, trois chevaliers de la Garde Royale | La justice contre la naissance ; six contre six avant l’arrivée décisive |
Le discours et le silence assourdissant
Sur le champ de tournoi, Dunk s’adresse à la foule. Il rappelle l’enseignement de Ser Arlan : un vrai chevalier protège les faibles, peu importe leur rang. Il lance un appel : « Y a-t-il de vrais chevaliers parmi vous ? » Le silence répond d’abord, puis un rot sonore éclate parmi les spectateurs. Les rires fusent. Dunk vacille, certain d’avoir perdu. Son cri final résonne : « N’y a-t-il donc aucun vrai chevalier ici ? »
L’arrivée de Baelor Brise-Épée
Les trompettes retentissent. Un cavalier approche, casque levé. Baelor Targaryen, prince héritier et Main du Roi, annonce calmement : « Je combattrai aux côtés de Ser Duncan. » Maekar proteste : Dunk a frappé son fils. Baelor réplique que le chevalier a simplement protégé une innocente, comme tout vrai chevalier le doit. Les dieux trancheront. La musique de Game of Thrones monte, Dunk reprend espoir. L’épisode s’achève sur cette image : le prince le plus respecté de Westeros choisit l’honneur plutôt que le sang.
Cet épisode 4 de A Knight of the Seven Kingdoms réussit ce que peu de séries osent : placer un héros ordinaire face à un système truqué et montrer que la vraie chevalerie naît parfois dans les rangs les plus bas. Dunk n’a plus seulement à survivre ; il doit incarner l’idéal qu’il défend. Le Procès des Sept n’a pas encore commencé, mais l’épisode a déjà couronné son vainqueur moral : celui qui choisit la justice au risque de tout perdre. Vivement l’épisode 5 !
